Remedy Entertainment a frappé fort aux Game Awards 2025 en levant le voile sur Control: Resonant, la suite très attendue de l’un des jeux d’action les plus singuliers de ces dernières années. Le studio finlandais, connu pour son art de tisser des univers entre réalisme et chaos surnaturel, change radicalement d’échelle. Cette fois, ce n’est plus dans les couloirs labyrinthiques d’un bâtiment fédéral que se déroule l’action, mais au cœur d’un Manhattan défiguré, plié, tordu par des forces cosmiques. La bande-annonce officielle a suffi pour électriser une communauté de joueurs qui n’attendait que ça. Entre images psychédéliques, gravité en roue libre et révélation d’un nouveau protagoniste, le trailer condense à lui seul tout ce qui rend cet univers aussi fascinant et déconcertant. Prévu pour une sortie en 2026 sur PS5, Xbox Series X|S, PC et Mac, Control: Resonant s’annonce comme le projet le plus ambitieux jamais signé par Remedy.
Dylan Faden prend les rênes d’une crise paranormale sans précédent
Le changement le plus immédiat que révèle la bande-annonce officielle de Control: Resonant, c’est celui du protagoniste. Fini Jesse Faden et son rapport ambigu au pouvoir : c’est désormais son frère Dylan qui entre en scène. Ancien détenu du Bureau Fédéral de Contrôle, Dylan sort de captivité pour se retrouver projeté en plein enfer paranormal. Le renversement narratif est immédiat et percutant. Là où Jesse cherchait Dylan pendant tout le premier opus, c’est maintenant lui qui part à la recherche de sa sœur, tout en luttant pour ne pas perdre son humanité. Une quête intime doublée d’une menace globale.
Ce choix scénaristique donne au récit une profondeur nouvelle. Dylan n’est pas un héros classique : il porte les stigmates de son enfermement, une psychologie fracturée, et des pouvoirs encore mal maîtrisés. Cette tension intérieure, typique de la narration de Remedy, est renforcée par les connexions explicites avec Alan Wake 2 et le Remedy Connected Universe. Les fans de la première heure reconnaîtront des références au FBC, aux objets de pouvoir et aux menaces cosmiques récurrentes dans cet univers partagé.
Ce qui frappe dans ce changement de personnage, c’est aussi la symbolique. Dylan représente une figure ambiguë, entre victime et arme potentielle. Le thriller surnaturel prend ici une dimension presque shakespearienne : un homme qui revient de l’ombre pour affronter un monde qui ne veut plus de lui. Remedy réussit à poser cette complexité en quelques minutes de trailer, sans sur-expliquer, en laissant les images parler d’elles-mêmes.
Un univers connecté qui s’enrichit à chaque opus
Remedy a construit, opus après opus, un univers cohérent où les événements de chaque jeu vidéo résonnent dans les autres. Control: Resonant s’inscrit pleinement dans cette logique. Les DLC du premier Control avaient déjà établi des ponts avec Alan Wake ; ici, ces connexions deviennent centrales. Cela permet aux nouveaux joueurs d’embarquer sans prérequis absolu, tout en offrant aux vétérans une couche de lecture supplémentaire, une récompense pour leur fidélité.
Cette approche n’est pas sans rappeler ce que Marvel a fait avec son univers cinématographique : chaque chapitre se suffit à lui-même, mais prend une autre dimension quand on connaît le contexte global. Remedy applique ce principe avec une finesse narrative remarquable, sans jamais transformer ses jeux en simples puzzles de lore à compléter.
Manhattan défigurée : un terrain de jeu ouvert aux règles brisées
L’Ancienne Maison du premier Control était un espace fermé, claustrophobe, où chaque couloir cachait une anomalie. Control: Resonant brise cette contrainte spatiale en libérant l’action sur l’île de Manhattan. Mais pas un Manhattan ordinaire : la métropole est ici ravagée par des forces cosmiques qui plient la gravité, contorsionnent les gratte-ciel et transforment la ville en un champ de bataille paranormal en perpétuelle mutation. La bande-annonce montre des bâtiments qui semblent tomber vers le ciel, des rues qui se replient sur elles-mêmes, une architecture urbaine devenue hostile et vivante.
Remedy décrit cet espace comme un hub semi-ouvert, peuplé de missions libres, d’événements dynamiques et de zones à risques variables. Certains quartiers peuvent être avalés par le Hiss, d’autres contaminés par le Mold, rendant chaque exploration unique et potentiellement dangereuse. Cette structure rappelle les meilleurs représentants du genre monde ouvert, mais avec une identité visuelle et narrative qui n’appartient qu’à Remedy.

La promesse d’un monde vivant et rejouable est l’un des paris les plus audacieux du studio. Chaque zone est conçue pour évoluer, se transformer, surprendre même les joueurs les plus méthodiques. La curiosité devient un outil de survie : explorer une ruelle apparemment vide peut déboucher sur un événement rare, un objet de pouvoir caché ou une confrontation inattendue. Ce design encourage une approche organique du jeu, loin des checklists rigides.
Les mécaniques de combat repensées autour de l’Aberrant
L’arme centrale de Control: Resonant, baptisée l’Aberrant, est une arme de mêlée polymorphe capable de passer du marteau à deux mains aux doubles lames en quelques instants. C’est une rupture nette avec le Service Weapon du premier opus, ancré dans le combat à distance. Ici, Remedy pousse vers des affrontements physiques, nerveux, lisibles malgré leur intensité. L’Aberrant se combine aux pouvoirs paranormaux de Dylan pour générer des combos aussi dévastateurs que spectaculaires.
Pour la première fois, le studio assume pleinement le label action-RPG avec un arbre de progression généreux. Le joueur peut orienter son Dylan vers la force brute, la manipulation environnementale ou une mobilité accrue. Ce choix de build influence directement la façon d’aborder les situations, ouvrant la porte à des parties très différentes selon le profil du joueur. Les amateurs de défis trouveront matière à optimiser ; les joueurs plus narratifs pourront progresser sans se noyer dans des systèmes complexes.
Voici ce que le studio a confirmé concernant les grands axes de gameplay de Control: Resonant :
- Exploration semi-ouverte dans un Manhattan fractalisé, avec des zones évolutives et des événements dynamiques
- Système de pouvoirs évolutifs permettant de personnaliser Dylan selon son style de jeu
- Combats de mêlée intenses centrés sur l’Aberrant, arme polymorphe à transformation rapide
- Narration standalone mais profondément ancrée dans le Remedy Connected Universe
- Monde vivant avec gravité déformée, réalités fracturées et menaces changeantes selon les zones
Ce que la bande-annonce révèle sur le ton et l’ambition visuelle de Remedy
Un trailer de jeu vidéo est rarement un document anodin. Celui de Control: Resonant, présenté aux Game Awards 2025, est une déclaration d’intention. Il enchaîne des cinématiques soignées avec des séquences de gameplay pur, sans jamais perdre son fil narratif. La direction artistique reste fidèle au surréalisme brutal du premier opus : monochromie brisée par des éclats de lumière anormale, architectures impossibles, créatures issues d’un cauchemar éveillé. Mais l’échelle est incommensurément plus grande.
Dylan bondit entre des plateformes qui défient la physique, tord la réalité autour de lui, pulvérise des hordes de créatures surnaturelles avec une fluidité qui tranche avec le rythme parfois pesant du premier Control. Le suspense est maintenu de bout en bout, notamment grâce à un montage qui alterne révélations scénaristiques et séquences d’action. Les références aux objets de pouvoir du FBC, disséminées dans le décor, récompensent l’oeil attentif.
Mikael Kasurinen, co-directeur créatif chez Remedy, a confirmé que la fin du jeu sera délibérément ouverte, laissant la place à des suites ou des extensions narratives. Cette posture tranche avec les tendances actuelles à vouloir tout résoudre dans un seul opus. Après le résultat mitigé de FBC: Firebreak, le studio a clairement recalibré sa trajectoire pour miser sur ce qui a fait la réputation de Control : une narration dense, une identité visuelle forte, et une mécanique de jeu qui surprend à chaque heure de jeu. Control: Resonant semble être la réponse la plus directe à ceux qui attendaient que Remedy se surpasse vraiment.
Control: Resonant est-il une suite directe du premier Control ?
Control: Resonant est une suite narrative qui prolonge les événements du premier opus, mais il est conçu pour être accessible sans avoir joué au jeu original. Les nouveaux joueurs peuvent embarquer directement, tandis que les fans retrouveront des personnages, des lieux et des références qui enrichissent leur expérience.
Sur quelles plateformes Control: Resonant sera-t-il disponible ?
Control: Resonant est prévu sur PS5, Xbox Series X|S, PC via Steam et Epic Games Store, ainsi que sur Mac. Aucune version pour les consoles de génération précédente n’a été annoncée.
Qui est Dylan Faden et quel est son rôle dans Control: Resonant ?
Dylan Faden est le frère de Jesse Faden, la protagoniste du premier Control. Ancien prisonnier du Bureau Fédéral de Contrôle, il est libéré pour affronter une crise paranormale à Manhattan. Son parcours est celui d’un homme qui lutte pour préserver son humanité tout en maîtrisant des pouvoirs surnaturels.
Control: Resonant est-il lié à Alan Wake 2 ?
Oui. Control: Resonant s’inscrit dans le Remedy Connected Universe, l’écosystème narratif partagé que le studio développe depuis plusieurs années. Des connexions explicites avec Alan Wake 2 sont présentes dans le scénario, bien qu’il ne soit pas indispensable d’avoir joué à ce titre pour comprendre l’histoire de Resonant.
Quelle est la date de sortie prévue pour Control: Resonant ?
Control: Resonant est annoncé pour 2026. Aucune date précise n’a été communiquée au-delà de cette fenêtre de sortie, mais Remedy a confirmé que des informations complémentaires sur le gameplay et le scénario seront dévoilées dans les mois à venir.

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